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LA SANTÉ

Un enjeux important sous toutes ses formes

Un chat dit « de race » n'est pas gage d'une santé infaillible. Il est important de vous informer sur les problèmes de santé que peut rencontrer la race de chat qui fait battre votre coeur afin d'être en mesure de prévenir les maladies et de lui procurer les soins nécessaires.

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Dans la lutte contre les maladies génétiques et virulantes, il est primordial de bien choisir votre éleveur. En effet, une grande partie des maladies peuvent être contrôlées et évitées par une bonne gestion de la reproduction. Des parents malades ou consanguins produisent des chattons de risques élevés à certains de maladie congénitales. L'éleveur investi beaucoup de temps et d'argent dans cette lutte contre la maladie afin de procurer aux futurs adoptants un animal sain et bien dans ses pattes.

Reproduire des animaux en santé demande une rigueur infaillible en ce qui à trait aux tests de santé, aux vaccins et aux précautions d'exposition aux virus externes. Un protocoles de traitements parasitaires doit être instoré dès le plus jeune âge des chatons et la nourriture se doit d'être de qualité supérieure.

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La santé physique et morphologique n'est pas moins importante que la santé psychologique de l'animal. En effet, un environnement sain et équilibré est un élément à rechercher lors du choix de votre chaton. Le sevrage et la socialisation d'un animal comporte des étapes importantes qui doivent être respectées.

LES CHATS EN GÉNÉRAL

Certains virus peuvent se transmettre entre chat de toutes races. Tous les chats, partant du domestiques jusqu'à la race la plus évoluée et encadrée, sont susceptibles de développer des problèmes de santé, mais un encadrement rigoureux ainsi que des tests réguliers permettent aux éleveurs de procurer des animaux sains.

Aucun chat n'est à l'abri du développement de la PIF (Péritonite Infectieuse) : https://loof.asso.fr/download/fiche-cs-PIF-coronavirus-201812.pdf. Bien que rare, recherchez les éleveurs qui vous fourniront une garantie en cas fortuit de son apparition. La garantie couvre habituellement une durée de temps prédéterminée. Il ne faut pas oublier que nous travaillons avec du vivant et que cela comprend certains risques.

PROBLÈMES DE SANTÉ CHEZ LE BRITISH

Grâce à ses origines, le British est robuste à la santé de fer.

Cependant, certaines maladies génétiques sont présentes chez la race comme la polykystose rénale type dominant - notamment parce que le British Shorthair descend du Persan, qui est particulièrement touché par cette maladie - et la cardiomyopathie hypertrophique. Afin de conjurer ces affectations chez le British Shorthair, les reproducteurs doivent être testés et stérilisés si positif afin de ne pas transmettre le gène. C'est pourquoi il est très important de choisir un éleveur responsable.

Risque d'embonpoint!

 Malgré la forte musculature du British Shorthair, il faut surveiller son alimentation attentivement afin qu’il conserve un poids raisonnable et qu’il ne perde pas sa bonne forme.

Des exercices interactifs sont nécessaires afin d'éviter toute prise de poids.

L’idéal est de fournir au British Shorthair un arbre à chat et des jouets, comme des petites balles ou des souris bourrées d’herbe à chat, afin de le faire bouger un peu.

TESTS DE SANTÉ

Très important!

En résumé, un éleveur de British responsable aura testé tous ses reproducteurs pour les maladies suivantes:

 
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Polykystose rénale

La polykystose rénale ou PKD en anglais pour Polykystic Kidney Disease, est une maladie qui touche plusieurs races de chats dont le British. Il s'agit d'une maladie rénale qui se traduit par l'envahissement progressif du rein des chats atteints par des kystes remplis de liquide. Le nombre et la taille de ces kystes augmentent avec l'âge du chat et lorsque le tissu rénal n'est plus suffisamment présent pour assurer les fonctions d'épuration du rein, il se développe une insuffisance rénale chronique.

 

Cette insuffisance se traduit par des symptômes variés dont : dépression, perte d'appétit, léthargie, vomissements, polydipsie (augmentation de la prise de boisson), polyurie (augmentation du volume des urines), perte de poids. Le rythme de croissance et de multiplication des kystes est variable d'un chat à un autre. Aussi la date d'apparition des symptômes d'insuffisance rénale peut être très variable, allant en moyenne de 2 à 10 ans.

 

Il n'existe pas de traitement spécifique de la PKD. La PKD est une maladie héréditaire. Son mode de transmission est autosomique dominant. Un chat malade possède une copie du gène muté et le transmet, en moyenne, à 50 % de ses chatons. Il n'existe pas de chat ayant deux copies du gène muté, cette condition n'étant pas viable. Ainsi tout chat atteint de PKD a l'un de ses parents, au moins, atteint de PKD.

 

La PKD peut être dépistée par votre vétérinaire de deux façons différentes : Tout d'abord, la réalisation d'une échographie des reins, permet de voir si des kystes sont présents dans les reins. Cette échographie est fiable. Une étude a montré que les chats atteints développaient des kystes visibles en échographie à 10 mois dans 95 % des cas. A un an ce pourcentage augmente encore. D'autre part, la découverte du gène et de la mutation (appelée PKD1) responsable de la PKD permet désormais d'effectuer un test génétique. Ce test consiste à rechercher directement la présence de la mutation chez le chat. Votre vétérinaire pourra effectuer le prélèvement de cellules buccales, très rapide et totalement indolore, nécessaire à la réalisation du test.

 

Les résultats du test peuvent être interprétés de la façon suivante : chat homozygote sain pour la mutation PKD1 (aussi appelé non porteur ou sain) : le chat ne développera pas la maladie et ne la transmettra pas à sa descendance, chat hétérozygote pour la mutation PKD1 (aussi appelé porteur ou atteint) : le chat développera la maladie et transmettra la mutation à 50 % de sa descendance en moyenne.

 

En conséquence, il est recommandé de faire tester génétiquement, pour la mutation PKD1, tous les chats devant être mis à la reproduction. Le résultat du test PKD1 obtenu, il est très fortement déconseillé de faire reproduire un chat porteur de la mutation PKD1 ou chez lequel des kystes ont été observés en échographie des reins. Cependant, si un chat porteur présente un excellent patrimoine génétique (conformation, type, couleur), il serait dommage de perdre ce patrimoine. Dans ce cas uniquement, un mariage avec un individu sain peut être envisagé. L'obtention de chatons de grande qualité et sains permettra de poursuivre la lignée. Tous les chatons devront être testés génétiquement pour la mutation PKD1. Les atteints (aussi appelés « porteurs ») seront écartés de la reproduction. Le parent porteur sera lui aussi retiré de la reproduction afin qu'il ne transmette plus la maladie.

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Myocardiopathie
hypertrophique

La myocardiopathie hypertrophique ou HCM en anglais pour Hypertrophic Cardio-Myopathy, est une maladie qui touche les chats de nombreuses races, dont le British. La HCM féline est une maladie de l’adulte et du jeune adulte.

 

La majorité des chats est asymptomatique jusqu’au développement d’une insuffisance cardiaque congestive aiguë (arythmies, œdème pulmonaire, épanchement pleural, thrombose artérielle associée). La HCM peut être découverte fortuitement lors d’un examen clinique de routine, par l’audition d’un souffle cardiaque ou d’un bruit de galop.

 

Dans certains cas, léthargie et anorexie ou difficultés respiratoires (dyspnée, toux) sont les seuls symptômes. Enfin, certains chats atteints de HCM sont sujets à des pertes de connaissance (syncopes) ou meurent brutalement en l’absence d’autres signes cliniques. En effet, elle est souvent muette cliniquement et peut se traduire par une paralysie ou une mort subite par thrombembolie.

 

L’origine de la maladie peut être congénitale, héréditaire ou bien acquise (une conséquence d’une autre maladie par exemple). Le diagnostic de HCM peut être établi par un examen échocardiographique, complété par un Doppler conventionnel, réalisé par un vétérinaire spécialisé en cardiologie. Dans plusieurs races, on suspecte la présence d'une forme héréditaire de HCM. Aucun test génétique n'est à ce jour disponible dans ces races, hormis chez le Maine Coon et le Ragdoll.

 

En conséquence, pour les British, il est recommandé : de faire dépister par échographie cardiaque les reproducteurs tous les ans, dès l'âge d'un an et ce jusqu'à un âge avancé (dans l'idéal, 10 ans). si possible, de faire échographier régulièrement les non-reproducteurs, afin de dépister au plus tôt la survenue éventuelle de signes de HCM et pouvoir mettre en place un traitement adapté. Il est également conseillé de faire dépister tous les ans, par échocardiographie, les apparentés au premier degré (frères et soeurs, parents, enfants le cas échéant) d'un chat atteint de HCM. Ceci permettra de distinguer la présence, dans la lignée, d'une HCM éventuellement non héréditaire, d'une HCM héréditaire.

 

De plus, il est vivement déconseillé de mettre (ou remettre) à la reproduction un chat atteint de HCM.